Joshua-Osih-ux-côtés-du-Rdpc-pour-sauver-le-soldat-Biya

Ils sont 61, les parlementaires camerounais qui se disent inquiets des risques de l’ingérence américaine dans les affaires internes du Cameroun notamment dans la crise anglophone. A cet effet, ils ont adressé une correspondance au Congrès américain pour dire leur mécontentement. Dans cette note dont nous avons tenu copie, les parlementaires camerounais se disent « consternés par l’opinion déformée » et extrêmement négative de leur pays, tels que l’insinuent les membres du Congrès américains. « En tant que législateurs camerounais, nous cherchons à ne pas interférer dans le processus décisionnel du système d’application de l’immigration du gouvernement des États-Unis pour faire face aux défis, mais nous rejetons les opinions de ces membres du Congrès sur la situation qui prévaut au Cameroun », écrivent-ils.

Avant d’ajouter d’un ton plus sévère « nous considérons les remarques sur le Cameroun comme des plus hostiles, désobligeantes et sentons une tentative de ternir notre image.» Les parlementaires camerounais exhortent donc les membres du Congrès américain à s’engager plus vigoureusement pour garantir le respect des conventions internationales contre la criminalité transnationale afin de faire en sorte que les États-Unis ne soient pas un « refuge » pour les criminels et les financiers d’actes de violence sur le peuple camerounais. Joshua Osih et ses pairs réagissaient ainsi à la sortie de certains congressistes américains qui ont récemment demandé au président Joe Biden de suspendre le rapatriement vers le Cameroun des ressortissants camerounais en situation irrégulière. Selon les députés certains des Camerounais concernés par ce rapatriement sont soupçonnés de soutenir et de financer le terrorisme dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.
Par Joseph Essama

- Publicité -

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.