Coupe du monde : Les lionnes indomptables entre clan et illusion

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Les Lionnes n'y comprennent rien. Photo Fifa.com

Sauf miracle, le séjour des Lionnes indomptables en Coupe du monde féminine 2019 sera des plus courts. La sélection nationale du Cameroun a enregistré deux défaites d’entrée. D’abord face au Canada (1-0), puis face aux Pays-bas (1-3). Deux défaites qui compromettent grandement les chances des filles d’Alain Djeumfa de poursuivre le tournoi au second tour. Si mathématiquement les vice-championnes d’Afrique ne sont pas encore out, il n’en demeure pas moins vrai que le rêve est de plus en plus irréaliste. Leur second adversaire s’étant déjà qualifié avec ses deux victoires (la première face à la Nouvelle Zélande, 1- 0), il ne reste plus qu’une place à qualification directe. Le Canada, ayant battu la Nouvelle Zélande plus tard dans la soirée (2-0). Autant dire que les deux tickets du groupe E sont déjà compostés par les deux leaders du groupe. Avant même la dernière journée. Ce qui complique davantage la situation pour le Cameroun qui espérait une défaite du Canada pour accroître sa probabilité d’arracher le second ticket qualificatif de la poule.
L’unique chance pour le Cameroun de poursuivre la compétition, se fonde sur l’article 12, alinéa 4 du Règlement de la compétition qui prévoit que « les deux équipes classées première et deuxième de chaque groupe ainsi que les quatre meilleures équipes parmi celles qui finissent à la troisième place de leur groupe se qualifieront pour les huitièmes de finale ».

Les Lionnes sont donc condamnées à gagner leur dernier match et par un large score, pour espérer arracher l’une des quatre places que le Règlement prévoit pour compléter le tableau des 8ème de finale. A cet effet, une victoire dans le match Pays-bas-Canada serait nécessaire pour éviter ne pas laisser un écart trop grand entre le deuxième et le 3ème du groupe du Cameroun.

Le piège du clan

Mais Alain Djeumfa qui semble être porté plus à défendre qu’à attaquer, changera-t-il de tactique ? Toujours est-il que le réveil observé avec les entrées de Nchout Ajara, Akaba et Meyong Menene, devraient convaincre celui qui avait déjà engagé le tournoi en par un 5-4-1 contre le Canada, qu’il a plus à gagner en osant offensivement. Un dispositif qui a certes empêché une pluie de buts, mais épuisé l’équipe réduite à subir les attaques canadiennes. Aboudi manquant une mamelle nourricière sur le flanc offensif.

Cependant, Alain Djeumfa qui avouait déjà au terme du premier match être venu apprendre avec son équipe, est diminué. Outre le poids de l’âge qui pèse sur nombre de ses cadres, les blessures ont eu raison de l’expérience que le successeur de Joseph Ndoko brandissait comme atout de son groupe. Ngono Mani, Ngo Mbelleck,… et surtout Enganamouit, ont souffert de blessures lors des stages préparatoires. Cette dernière qui est sans club depuis février et qui luttait pour une remise en forme dans un centre spécialisé du Qatar. L’entraîneur qui était présent dans le staff depuis 2008, en tant que préparateur physique (avec un break sous Ndoko), n’a pas su se séparer d’une partie du clan qui fait l’ossature de l’équipe depuis ces années de gloires, et qui n’ont pas toujours bien accueilli le successeur de Carl Enow Ngachu.

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