Coupe du monde France 2019 : Alain Djeumfa en quête de son équipe type

La sélection nationale A est rentrée dans sa seconde phase de préparation.

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L'avenir semble encore flou

Depuis ce 5 mars 2019, les Lionnes indomptables sont rentrées en cage au Centre d’Excellence de la Confédération africaine de football (CAF), pour le deuxième stage préparatoire de la Coupe du monde France 2019. Un nouveau round engagé aussitôt le premier achevé. Selon Alain Defrasne Djeumfa, entraîneur principal de la sélection, « on va essayer d’améliorer les qualités spécifiques en matière de football, mettre l’accent sur les systèmes neuromusculaires, cela signifie la force intensive, la vitesse, la musculation, et l’ensemble de cela allié à la technique individuelle et à la technique collective, en plus des systèmes tactiques de base et les systèmes tactiques préliminaires ». Et après deux jours de travail, Gladys Liapoe, défenseur central, estime que « la barre est très haute », en réitérant que « nous voulons tous ensemble atteindre nos objectifs ».

A trois mois du coup d’envoi de la phase finale, le sélectionneur travaille encore à obtenir le squelette de son équipe. Même si Alain Djeumfa n’est pas très étranger à cette sélection dont il a fait partie du staff d’Enow Ngachu, il reste qu’il en a été écarté en 2015, pour ne revenir que lors de la CAN Ghana 2018. L’homme doit faire mieux que son prédécesseur dans la transition entre la génération dorée et celle de l’avenir. Beaucoup étant amorties par l’âge ou ayant perdu de leur superbe, et résistent à la concurrence que leur font les jeunes talents issus des U17 qui ont émerveillé à Jordanie 2017, le Mondial de leur catégorie. Mais l’ex adjoint d’Enow Ngachu ne compte pas beaucoup ouvrir. Ainsi, « j’ai gardé 90 % de l’effectif qui a fait le premier stage, parce que c’est un groupe qui a travaillé ensemble. Nous avons fait partir six, nous avons fait venir quatre nouvelles », indique-t- il. Le technicien en chef n’est pas allé chercher très loin : « ces quatre, on les connaît ; il y a Mambingo la gardienne qui est une ancienne, Mbappe qui sort de blessure et deux jeunes filles qui sortent de Caïman et de Maranathan (Alaka Brenda et Ema Ime Ikone, ndlr)», précise-t-il. Même Isabelle Mambingo qui a déjà été dans la tanière, avant de disparaître pour un séjour qui n’a pas beaucoup réussi au Nigeria, n’est pas encore assurée d’être de la partie en juin. L’ex remplaçante de Ngo Ndom revenue au pays, a signé à FAP, un des meilleurs clubs de l’heure.

« Faire mieux qu’en 2015 »

Le Cameroun s’est qualifié le 30 novembre dernier lors de la petite finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) devant le Mali (4-2). Rejoignant ainsi le Nigeria et l’Afrique du Sud dont les victoires en demi-finale étaient synonymes de qualification directe pour le Mondial français. Logé dans le groupe E, le Cameroun aura pour adversaires le Canada, les Pays- Bas et la Nouvelle Zélande. Lors de sa première participation à une phase finale de Coupe du monde, en 2015, le Cameroun avait donné des raisons de croire. Les Lionnes indomptables avaient fait une entrée osée face à l’Equateur (6-0), puis ont chuté devant le Japon (2-1), avant de se réveiller sur la Suisse (1-2). Deux victoires leur permettaient de passer au second tour. Pour y être désillusionnées par les Chinoises, puissance avérée du football féminin dans le monde (1-0). Non sans avoir donné des sueurs froides à cette formation. Toutes ces nations étaient mieux cotées au Fifa ranking que le Cameroun. Par ordre de grandeur, le Japon (4ème), la Chine (16ème), la Suisse (19ème) et l’Equateur (48ème), alors que le Cameroun se trouvait au 53ème rang. Au sortir de Canada 2015, le pas des Lionnes indomptables avaient évolué au 43ème rang, soit 11 places gagnées sur l’Equateur. Et au moment où le Cameroun se prépare pour France 2019, il est classé 46ème nation mondiale de football féminin. Toujours à la queue dans son groupe au premier tour : le Canada, premier adversaire, est 5ème, avec deux marches de plus que les Pays-Bas (7ème) et la Nouvelle Zélande (19ème). Du coup, rien ne devrait paraître facile pour les filles d’Alain Djeumfa. Et pourtant le successeur de Joseph Ndoko y croit. « J’ai conscience de l’ampleur du défi à l’approche de la Coupe du Monde en France », reconnaissait-il à sa nomination en janvier dernier. A six mois du tournoi final. « Nous voulons faire mieux qu’en 2015 », lançait-il. « Nous avons les qualités pour le faire », se bombait-il le torse.

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