Coupe du monde féminine: Quelles Lionnes indomptables pour France 2019 ?

Regard sur la sélection qui participe à sa seconde édition du tournoi final.

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Les Lionnes indomptables: Est-on vraiment sérein?

La Coupe du monde de football féminin s’ouvre ce vendredi 7 juin 2019 en France. Avec parmi les concurrentes, le Cameroun. Les Lionnes indomptables participeront ainsi pour la seconde fois consécutive à la fête mondiale du football féminin. Après Canada 2015 qui les a vues quitter le tournoi en 8ème de finale, en menaçant au passage de grandes nations du football féminin à l’échelle mondiale, notamment la Chine qui jouera plus tard la finale (perdue face aux Etats-Unis). Quatre ans après, le Cameroun aligne pratiquement la même sélection. Du moins les mêmes éléments qui constituent l’ossature de l’équipe. Pour quels résultats ? Les Lionnes n’ont perdu que deux de leurs six principaux matches de préparation. Ce qui présage peut-être de lendemains enchanteurs pour le Cameroun. Mises à part les problèmes extra sportifs comme les primes qui s’invitent souvent dans le jeu, et qui n’est pas encore résolue, les Lionnes ont affiché jusqu’ici un mental fort.

Un des atouts de la sélection nationale pourrait être l’attaque. Difficile pour autant de parier sur celle qui a émerveillé le monde du football il y a quatre ans : Gaëlle Enganamouit. Le ballon d’or africain 2015 brillera-t-elle encore comme ce fut le cas il y a quatre ans ? Difficile de le savoir. Celle dont la prestation en Coupe du monde avait largement influencé son sacre comme ballon d’or africain 2015, sort d’une longue période morte. Blessée, Gaëlle Déborah Enganamouit a longtemps usé son short sur le banc de touche de Malaga, D1 espagnole, avant de résilier son contrat, pour se concentrer sur des soins spécifiques, n’est certainement plus au top de sa forme d’antan. D’ailleurs, depuis 2015, la Lionne semble avoir perdu ses crocs. Attendue à la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2016 jouée à domicile, l’attaquante n’a été que l’ombre d’elle-même. Aucun but marqué dans un tournoi qui a pourtant vu le Cameroun tomber en finale devant le Nigeria. Le passage à vide se poursuivra tant en clubs qu’en sélection. Le retour de Gaëlle est la conjonction de divers facteurs davantage extra sportifs que techniques : alors qu’elle se trouve avec la sélection nationale dans un tournoi amical en Chine, la « légende », désormais rentrée dans les bonnes grâces de Samuel Eto’o, a été rappelée par la Fédération internationale de football association (Fifa) pour servir de mascotte pour le passage du trophée de la Coupe du monde. Du coup, il devenait difficile pour Alain Djeumfa de ne pas « faiblir » sur ce cas qui alimentait la chronique sportive. Lui qui s’est justifié en indiquant que la joueuse suivait des soins dans « un grand centre spécialisé en Europe ». Et même s’il s’avère que ledit centre se trouve au Qatar, il demeure que l’entraîneur principal n’avait pas d’autre choix que de retenir l’attaquante dans le groupe. Et la joueuse n’a livré aucun match amical.

Autant, le groupe est l’un des plus vieux, avec une moyenne d’âge de 28 ans. L’un des plus élevés de la Coupe du monde. Ce qui ne présagerait pas d’un bon rendement, tant de l’avis de nombreux spécialistes du football féminin, il y aura de la vitesse dans le jeu, au regard de la moyenne d’âge relativement jeune dans la plupart des sélections. Mais le Cameroun peut compter sur l’expérience de ses principales joueuses. Entre autres, Manie Christine, Annette Ngo Ndom, Aboudi Onguene, Meffometou, Feudjio Raïssa,… et surtout la nouvelle garde qui caracole au sommet des performances. Notamment les deux binationales que sont Michaella-Batya Abam et Estelle Laura Johnson, ainsi que la jeune Alexandra Takounda.

Quoi qu’il en soit, le Cameroun ne compte pas jouer les figurants à cette coupe du monde. Les Lionnes indomptables entrent en compétition le 10 juin contre le Canada. Les deux autres adversaires du premier tour sont la Belgique et la Nouvelle Zélande.

 

Les 23 Lionnes indomptables

Gardiennes : Annette Flore Ngo Ndom (Amazones FAP, Cameroun), Marthe Omgmahan (Awa Girls, Cameroun), Isabelle Mambingo (Sinshine Queen’s, Nigeria)

Défenseurs : Augustine Edjangue (Arna Bjornar, Norvège), Falone Meffoumetou (Guingamp, France), Yvonne Leuko (Strasbourg, France), Isis Sonkeng (Amazones FAP, Cameroun), Christine Mani (AS Lorraine, France), Aurèle Awona (Dijon, France), Estelle Laura Johnson (Sky Blue, États-Unis)

Milieux de terrain : Raïssa Feudjio (Tenerife, Espagne), Charlène Meyong (Louves Minproff, Cameroun), Geneviève Ngo Mbeleck (Amazones FAP, Cameroun), Jeannette Ngock Yango (US Saint-Malo, France), Marlyse Ngo Ndoumbouck (AS Nancy, France), Michaella-Batya Abam (Paris FC, France), Thérèse Abena (Louves Minproff)

Attaquantes : Gabrielle Aboudi Onguene (CSKA Moscou, Russie), Henriette Akaba (Amazones FAP, Cameroun), Gaëlle Enganamouit (sans club), Madeleine Ngono Mani (Ambilly FC, France), Alexandra Takounda (Éclair, Cameroun), Nchout Ajara (Valerenga, Norvège)

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