Coopération : Louis Paul Motaze fait les yeux doux à la Suisse

Le ministre des Finances était à Berne le 4 juin dernier. En audience chez le conseiller fédéral suisse, il a notamment discuté des possibilités de conclure une nouvelle convention entre les deux pays.

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Louis Paul Motaze était en Suisse le 4 juin dernier. Le ministre des Finances (Minfi) y a effectué une visite de travail dans la ville de Berne précisément. Accueilli par le conseiller fédéral suisse, Ueli Maurer à cette occasion, les discussions entre le ministre camerounais et son hôte ont notamment porté sur des thèmes d’actualité sur le plan international ainsi que sur les défis régionaux en matière financière et fiscale. « En raison de son potentiel de croissance indique la presse locale, l’Afrique représente, pour la Suisse, un marché d’avenir important et prometteur en en ce qui concerne les prestations financières et les investissements ». Dans ce cadre, les progrès accomplis dans des domaines tels que les activités de banque correspondante, le renforcement des capacités (capacity building) ou l’intégrité des marchés financiers rejoignent les efforts fournis pour atteindre les objectifs inscrits dans l’Agenda 2030.

Vers la signature d’une convention ?

Lors de leur entretien donc, le ministre camerounais des Finances et le conseiller fédéral suisse « ont réaffirmé que les deux pays souhaitaient continuer à améliorer à l’avenir leurs bonnes relations financières et économiques. Ils ont, en outre, engagé des discussions techniques approfondies en vue de la possible conclusion d’une convention contre les doubles impositions ». Depuis quelques années en effet, on observe un regain d’intérêt pour dynamiser les relations bilatérales entre le Cameroun et la Suisse, notamment dans le domaine de la migration. Membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), les deux Etats plurilingues ont l’avantage d’avoir le français en partage. Cette collaboration a eu un impact concret dans le domaine de la recherche et de la formation grâce à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Au plan économique, les deux pays ont conclu des accords sur le commerce, la protection des investissements et sur la coopération technique. Dans le domaine de l’éducation et de la formation, il est à noter que d’étroits liens de coopération se sont tissés entre des institutions académiques suisses et camerounaises. Une coopération intense s’est développée entre l’Ecole nationale supérieure polytechnique de Yaoundé et l’EPFL, notamment par le lancement de deux programmes de cours en ligne ouverts (Massive Open Online Course, MOOC) ainsi que de CURES, un centre conjoint de recherche sur la production d’électricité venant de sources renouvelables. Les chercheurs et artistes du Cameroun peuvent déposer leur dossier de candidature auprès du Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) pour obtenir des bourses d’excellence de la Confédération suisse.

Développement

Le Cameroun ne figure pas parmi les pays prioritaires de la coopération bilatérale suisse au développement. La Suisse continue néanmoins à soutenir des projets ciblés d’organisations non gouvernementales dans les domaines de la création d’emplois, de l’agriculture, de la culture et de la promotion des droits de l’homme et de la promotion des femmes. L’on apprend par ailleurs, qu’une coopération décentralisée s’est mise en place au travers de la coopération des Cantons du Jura et de Genève, deux cantons de la Confédération suisse, actifs dans le développement des zones rurales. Des représentants d’églises et de diverses ONG suisses sont également actifs sur le terrain, témoignant d’une société civile solidaire, active et entreprenante.

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