Compétitivité : un projet d’appui à l’entrepreneuriat en gestation

Si les études de faisabilité en cours sont concluantes, ce projet pourrait bénéficier d’un financement du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD), à hauteur de 35 milliards de francs CFA.

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Le Cameroun nourrit de grandes ambitions en matière de compétitivité des entreprises. L’ambition étant de devenir un pays industrialisé d’ici 2030, à travers la transformation structurelle de son économie. Problème ? Les entreprises ne trouvent pas toujours sur le marché du travail, des profils répondant à leurs besoins, et ne peuvent par conséquent pas évoluer en rythme et en qualité de production. La mise en œuvre du Projet d’Appui à la Promotion de l’Entreprenariat, à l’Amélioration des Compétences et la Compétitivité dans les secteurs des Bâtiments et Travaux Publics (BTP), Transport et Energie (Peacc) est de nature à changer la donne. En effet, apprend-on, le Peacc s’inscrit dans les options stratégiques de décentralisation de la formation professionnelle et sera orienté vers les réponses aux besoins de pré-qualification et de qualification reconnue des jeunes et des personnes vivant avec un handicap, aussi bien en milieu urbain que rural.

Un financement de 35 milliards espéré

Pensé en 2016, ce projet, logé au ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop), prend progressivement corps. Un atelier de pré-validation de l’étude de faisabilité et d’impact environnemental et social dudit projet s’est en effet tenu du 17 au 19 mars 2021 à Ebolowa (région du Sud). Si elles sont concluantes, le Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD) qui accompagne le gouvernement dans ce projet pourrait mettre à la disposition du Cameroun, une enveloppe de près de 35 milliards de francs CFA pour la réalisation dudit projet. «Une fois que nous aurons terminé les études de faisabilité qui sont en cours de réalisation par un Cabinet sénégalais, la Banque Africaine de Développement pourra mettre à la disposition du Cameroun, au moins 35 milliards de francs CFA pour développer ce projet qui vise à permettre à nos jeunes d’avoir des compétences et d’être des entrepreneurs, et à nos entreprises d’être compétitives», a expliqué François Tabi Akono, inspecteur général chargé des formations au Minefop, par ailleurs coordonnateur institutionnel du Peacc. Selon les experts, ledit projet repose sur deux composantes : le renforcement du système national de formation professionnelle et la promotion de l’entrepreneuriat et de l’auto-emploi. L’étude de faisabilité a donc consisté à maîtriser dans les trois secteurs clé que sont le transport, l’énergie et les BTP, les chaînes de valeurs nécessaires, porteuses d’emploi pour le développement de l’économie nationale, en y associant aussi les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). «Nous nous sommes rendus compte qu’il y a un certain nombre de choses qui doivent être fait non seulement au niveau du Minefop, mais aussi au niveau de la coordination avec la totalité des ministères, des secteurs techniques du domaine et aussi avec le secteur privé et les mouvements patronaux», explique Vincent Nkong-Njock, l’expert énergie du cabinet sénégalais chargé de réaliser cette étude de faisabilité. Celle-ci consiste d’ailleurs à créer les conditions de maturation nécessaire du projet et d’élaborer un draft du rapport de pré-validation du Projet d’Appui à la Promotion de l’Entreprenariat, à l’Amélioration des Compétences et la Compétitivité dans les secteurs des Bâtiments et Travaux Publics (BTP), Transport et Energie (Peacc).

De manière spécifique, l’étude devra à terme, permettre de : identifier toutes les chaines de valeur des secteurs porteurs du projet (énergie, transport, BTP, TIC, développement durable) ; montrer les liens entre les secteurs et les TIC, et identifier les métiers qui concourent au renforcement de ces liens ; analyser les filières et métiers identifiés dans les bassins d’emplois en vue de les retenir ou d’infirmer leur pertinence en ce qui concerne leurs potentiels de croissance et de créations d’emplois. Il s’agit également de : réaliser un diagnostic approfondi des besoins en formation dans les secteurs porteurs ciblés ; prendre en compte les nouveaux défis que sont l’utilisation des TIC, l’innovation, l’adoption des normes, l’approche qualité ; évaluer les infrastructures nécessaires pouvant satisfaire adéquatement les besoins identifiés dans les secteurs cibles etc.   

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