Climat des affaires : un léger mieux selon le Gicam

Les chefs d’entreprises sont optimistes compte tenu de la place que leur accorde le gouvernement dans la recherche des solutions visant à apporter plus de garantie autour de la fiscalité, la dette intérieure et le financement des PME, et le dialogue Etat – secteur privé.

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Climat des affaires : un léger mieux selon le Gicam

« J’aurais souhaité pouvoir déclarer que l’économie camerounaise s’est beaucoup mieux portée en 2017 et depuis lors. Hélas Non. C’est le constat contraire que je fais ». C’est dans une posture de « syndicaliste » que Célestin Tawamba a présenté au gouvernement, son « Rapport moral » sur le climat des affaires au Cameroun. Le président du Gicam (Groupement inter patronal du Cameroun) fonde sa pensée sur « trois questions essentielles de la vie de nos entreprises et de notre organisation patronale : la fiscalité, la dette intérieure et le financement des PME, le dialogue Etat – Secteur privé ».

Fiscalité : on attend l’application des réformes

D’après Célestin Tawamba, cela fait plusieurs années que l’organisation patronale qu’il préside a lancé des appels incessants pour la formulation des premiers jalons d’une fiscalité de développement, c’est-à-dire « une fiscalité qui sache dépasser les légitimes contraintes des finances publiques pour tendre vers des objectifs résolument économiques et sociaux ». Or, « conforme à sa philosophie d’action faite d’un alliage de pouvoir de revendication et de force de proposition, nous avons récemment franchi un palier important », assure-til. Après avoir fait le constat que la législation fiscale au Cameroun « ne prend pas suffisamment en compte les impératifs de compétitivité de l’économie mondialisée », le Gicam qui se dit « acteur de la première proposition de réforme fiscale jamais initiée par le secteur privé dans notre pays », croit à présent en la force de la philosophie et du paradigme nouveau que propose ce projet de réforme à savoir : la prise en compte de manière équitable des intérêts des petites et moyennes entreprises (PME) comme des grandes entreprises et tous secteurs confondus, l’élargissement de l’assiette fiscale, la baisse de la pression fiscale exercée sur les entreprises formelles, et enfin l’augmentation des recettes fiscales.

Dette intérieure : lentement mais surement

Selon le Groupement, la dette publique intérieure ne cesse de croître même s’il faut se féliciter des efforts fournis par le gouvernement, à l’effet d’apurer ces créances dues aux PME. A l’initiative du ministre des Finances, plusieurs dizaines de milliards de francs CFA ont déjà été payés à ce jour. « Nous continuerons d’en appeler aux pouvoirs publics pour une plus grande transparence du processus de remboursement, et l’instauration d’un budget mensuel minimum permettant de liquider cette dette dans un horizon raisonnable ou, à défaut, la titrisation de la dette ou des possibilités de compensation avec la dette fiscale », promet le Gicam.

Etat – secteur privé : priorité au dialogue

Le Groupement a par ailleurs fait de la qualité et de l’efficacité des contacts avec les pouvoirs publics à tous les niveaux de la hiérarchie gouvernementale et de l’administration, une priorité. En tant qu’organisation patronale, ces contacts constituent pour le Gicam « un élément essentiel de notre stratégie globale », poursuit un Célestin Tawamba qui, à cet égard, se félicite de la cordialité dont les membres du Groupement font montre les uns et les autres lors de leurs rendez-vous. Même si, dans leur mode opératoire actuel, « ces rendez-vous ne sauraient se substituer à des consultations et concertations régulières, approfondies et effectivement suivies d’effets ». Le Gicam est à la recherche de propositions fortes et pertinentes. Il y va de l’intérêt des chefs d’entreprises. Eux qui souhaitent être les chantres de plus d’éthiques dans les affaires et des acteurs pleins de la lutte contre la corruption.

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