Changements climatiques: la Banque Mondiale veut mobiliser 13 000 milliards pour l’Afrique

Pour cette institution, il s’agit d’aider les pays africains à affronter les conséquences de ce phénomène tout en ouvrant de nouvelles perspectives d’investissement.

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La Banque Mondiale veut mobiliser 13 000 milliards pour l'Afrique

Les changements climatiques en Afrique préoccupent la Banque Mondiale. Dans l’optique d’atténuer ses effets, cette institution a récemment lancé, à travers l’une de ses filiales, l’Association Internationale de Développement (AID), une opération qui vise à mobiliser 22,5 milliards de dollars, soit 13000 milliards de francs CFA, pour des mesures d’adaptation et d’atténuation en Afrique entre 2021 et 2025. Ce montant correspond à plus du double de ses engagements dans des projets climatiques depuis cinq ans. D’après le communiqué publié par la BM le 13 mars dernier, « il s’agit d’aider les pays africains à affronter les conséquences du changement tout en ouvrant de nouvelles perspectives d’investissement ». Pour cette institution, ce « financement s’inscrit dans le cadre des cibles en faveur de l’action climatique d’ici 2025 définies par l’institution et présentées en décembre 2018 à la COP24 des Nations Unies, en Pologne ». En effet, selon des statistiques officielles, de nombreux pays africains sont parmi les plus exposés du monde aux chocs et stress climatiques. Consciente de cette réalité, la BM entend engager plus de la moitié des 22,5 milliards de dollars, soit entre 12 et 12,5 milliards (plus de 7000 milliards de francs CFA), dans des mesures de soutien à l’adaptation et la résilience sur le continent. Un choix qui s’inscrit dans la lignée de ses nouveaux engagements financiers en faveur du climat et de l’orientation future de « Business Plan » pour l’Afrique. D’ailleurs, parmi les actions prévues en 2019, la BM offrira notamment au gouvernement éthiopien un programme de soutien axé sur les résultats pour améliorer l’adaptation et la résilience, explique-t-on au sein de cette institution. « Les populations d’Afrique subissent déjà les effets toujours plus sévères du changement climatique. La région est particulièrement exposée à la recrudescence des inondations, des sécheresses et des tempêtes dévastatrices, observe Kristalina Georgieva, présidente par intérim du groupe de la BM. Nous devons faire davantage et plus vite, sans quoi des millions d’individus risquent de basculer dans la pauvreté. La Banque mondiale mobilise donc des fonds supplémentaires pour renforcer la résilience et aider les communautés à s’adapter au changement climatique en Afrique ».

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