Cemac: la Beac table sur des recettes budgétaires de 9 106,5 milliards

Les dépenses vont quant à elles chuter pour se situer à 9 275,4 milliards de francs CFA en fin d’année 2018, selon la Banque des Etats de l’Afrique Centrale.

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la Beac table sur des recettes budgétaires de 9 106,5 milliards.

« Les finances publiques devraient poursuivre leur redressement et permettre de ralentir la progression de la dette publique ». Telle est l’une des principales conclusions contenues dans le rapport de politique monétaire récemment publié par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac). Selon ce document, le redressement des finances publiques va impacter à la fois les recettes et les dépenses budgétaires dans la sous-région. A ce propos, l’institution que dirige Abbas Mahamat Tolli prévoit : « une hausse des recettes budgétaires de 13,5 %, à 9 106,5 milliards de francs CFA, portée principalement par des ressources tirées des hydrocarbures, en hausse de + 39,4 %, à 3 939,2 milliards de francs CFA. Les recettes non pétrolières quant à elles vont baisser de 0,6 %, à 5 167,3 milliards de francs CFA, en lien avec la morosité du secteur non pétrolier ». En ce qui concerne les dépenses budgétaires, la Beac souligne qu’elles se situeront à 9 275,4 milliards de francs CFA, en cohérence avec la baisse de 17,5 % des dépenses en capital, à 2 677,6 milliards, en relation avec le report d’un certain nombre de projets non matures, et ce, en dépit de l’accélération des travaux d’infrastructures liés aux préparatifs de la Coupe d’Afrique des Nations 2019 au Cameroun. De même, poursuit le rapport de la Beac, « les dépenses courantes reculeraient légèrement (-0,7 %), à 6 597,8 milliards, en relation avec la diminution des traitements et salaires (-2,3 %), des dépenses de biens et services (-9,1 %), alors que celles de transferts et subventions et des intérêts sur la dette publique décroîtraient respectivement de 11 % et 5,3 % ». Toutefois, nuance la banque centrale, « malgré l’excédent budgétaire, base engagements dons compris, attendu à hauteur de 274,3 milliards, soit + 0,5 % du Produit Intérieur Brut (PIB), contre un déficit de 1 504,7 milliards en 2017 équivalant à 3,1 % du PIB ; les pays de la Communauté Economiques des Etats de l’Afrique Centrale (Cemac) continueraient à mobiliser des financements extérieurs d’environ 1 563,2 milliards de francs CFA, des allègements de la dette extérieure de près de 213,9 milliards de francs CFA, et des ressources monétaires de l’ordre de 268,1 milliards ». A quoi serviraient toutes ces ressources ? « A apurer des arriérés de 226,7 milliards de francs CFA, d’amortir la dette extérieure à hauteur de 1 104,4 milliards et de se désengager vis-à-vis du système non bancaire d’environ 988,4 milliards », conclut la Beac. Aussi, grâce au cadre macroéconomique favorable et des mesures de consolidation budgétaire inscrites dans les Programmes Economiques et Financiers de quatre pays avec le Fonds Monétaire International, la Beac indique que « le rythme d’accroissement de la dette publique devrait ralentir ; l’encours de la dette devant s’établir à 45,5 % du PIB (dont respectivement 32,4 % pour la dette extérieure et 13,0 % pour la dette intérieure), contre 48,4 % du PIB un an plus tôt (soit respectivement 32,9 % pour la dette extérieure et 15,4 % pour la dette intérieure) ». Cependant, note le rapport, « le ratio du service de la dette sur les recettes budgétaires se situerait à 17,3 % en 2018, contre 16,7 % en 2017, et celui du service de la dette rapportée aux exportations de biens et services reviendrait à 8,9 % en 2018, contre +9 % en 2017 ».

Par Junior Matock (Défis Actuels)

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