Cemac : 10 projets ciblés pour booster l’intégration

Ils concernent les secteurs tels que les transports, l’électricité, les infrastructures, les télécommunications et l’enseignement supérieur.

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La Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (Cemac) a mal à son intégration. C’est tout au moins le constat dressé le 5 juillet dernier à Douala par le président de la Commission de la Cemac, le Pr Daniel Ona Ondo : « avec le plus faible réseau d’infrastructures ainsi que le faible taux de commerce intracommunautaire, moins de 3 % contre une moyenne de 10 % pour les autres Communautés Economiques Régionales sur le continent, l’intégration régionale peine à devenir le moteur de la croissance et du développement des économies de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale ». C’était au cours la réunion de concertation régionale sur les projets intégrateurs en zone Cemac. Pour inverser la tendance, les délégués des Etats membres, les responsables des institutions communautaires et les partenaires techniques et financiers ont ciblé dix projets dits intégrateurs dans les domaines aussi variés que les transports, l’électricité, les télécommunications, et l’enseignement supérieur. Les dix projets ainsi ciblés visent à « renforcer l’intégration physique et commerciale et la diversification des sources de croissance ».

Transport

Dans le domaine des transports, six projets intégrateurs ont été présélectionnés. Ils portent entre autres sur la construction de la voie express Lolabe–Campo. D’un linéaire de 40 km, cette route va relier la nouvelle zone portuaire de Kribi à l’arrière-pays et faciliter l’évacuation des personnes et des biens avec la Guinée Equatoriale. Le montant prévisionnel de ce projet est estimé à plus de 55 milliards de francs CFA. Bien plus, les participants ont également jeté leur dévolu sur la construction d’un pont sur le fleuve Ntem pour la facilitation du transport et de la sécurité routière sur la route transnationale Kribi-Campo-Bata, reliant le Cameroun et la Guinée Equatoriale. Avec pour objectif, renforcer et accroître la circulation des biens et des personnes entre les deux Etats. Coût du projet : 751 millions de francs CFA.

Electricité

L’Aménagement hydroélectrique de Chollet et des lignes électriques constitue le principal projet dans le secteur de l’électricité. Il a pour objectif, la construction d’un barrage hydroélectrique de capacité prévisionnelle de 600 Mw sur le Dja avec deux lignes d’évacuation d’énergie vers le Congo et vers l’intérieur du Cameroun. Le besoin de financement est chiffré à 1 200 milliards de francs CFA.

Télécommunications

Dans le volet des télécommunications, il est question de mettre sur pied le projet d’interconnexion du Cameroun avec les pays de la Cemac. Le coût du projet est fixé à cinq milliards de francs CFA.

Infrastructures et enseignement supérieur

Le Programme de développement intégré de la zone des trois frontières (Cameroun – Guinée équatoriale – Gabon) est le projet qui sera développé dans le secteur des infrastructures. Le coût est estimé à 350 millions de francs CFA. L’enseignement supérieur n’étant pas en reste, l’Université Inter-Etats Cameroun-Congo aura besoin de plus d’un milliard de francs CFA.

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