Can 2021/Infrastructures : plus de 425 milliards investis

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Stade Paul Biya d'Olembe en novembre 2018. (photo journalducameroun)

Pour accueillir la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football, le Cameroun devait lancer la construction et la rénovation de ses infrastructures sportives. Ces investissements ont un coût : environ 430 milliards de francs CFA. L’enveloppe peut sembler énorme au regard du contexte économique actuel. Mais malgré les difficultés, le gouvernement a consenti à aller jusqu’au bout, pour respecter le cahier de charges de la Confédération Africaine de Football (CAF). Parfois en recourant à des emprunts bancaires.

140 Milliards pour Japoma

Parmi les infrastructures qui coûtent le plus, figure en tête, le Complexe multisports de Japoma, située dans la banlieue de Douala. Lancée en juin 2016, la construction de cet édifice qui comprend un stade de compétition couvert d’une capacité de 50 000 places assises, une pelouse en gazon naturel, deux terrains d’entrainement de 2 000 places chacun, une piste d’athlétisme, des parkings, une piscine olympique avec 8 couloirs a été confiée au groupe turc Yenigûn Construction Industry. D’un coût global de 140 milliards, il est financé à hauteur de 116 milliards de francs CFA par un accord signé avec Eximbank-Turk, et 24 milliards par un prêt à la banque gabonaise BGFI.

60 milliards pour des stades à Douala et à l’Ouest

Dans la ville de Douala, l’ensemble des stades à construire ou à rénover notamment celui de la Réunification et ceux de Mbappé Leppé, l’Annexe du gymnase multisports et celui de Bonamoussadi constituent avec les stades de Bandjoun et de Mbouda dans la région de l’Ouest, un seul et même marché, fruit de la coopération entre le gouvernement Canadien et Camerounais. Montant du projet : 60 milliards de francs CFA, financés par le Canada.

Olembe : un complexe sportif à 163 milliards

Pour la construction du Complexe sportif d’Olembe, c’est en août 2016 que le gouvernement camerounais a signé avec la banque italienne, Intesa Sanpaolo, deux accords de crédit de 138 milliards F CFA, pour le financement du projet qui va abriter en son sein, le stade qui portera le nom du chef de l’Etat Paul Biya. L’apport de l’institution bancaire italienne qui représente 85% du coût global du projet (163 milliards de francs CFA), se décline en deux crédits : un crédit acheteur d’un montant de 111,52 milliards de francs CFA garanti par la SACE (Agence du gouvernement italien de garantie à l’export) ; et un crédit commercial lié, d’un montant de 20,027 milliards de francs CFA. Il s’agit d’un financement consistant, appelé à être complété par une contrepartie camerounaise de 24,45 milliards de francs Cfa représentant les 15% restant du coût global du projet.

Garoua : 2 marchés à 66 milliards

A Garoua le marché des infrastructures (de la CAN) a été partagé en deux lots. Le premier, confié à l’entreprise Prime Potomac d’une valeur de 26 milliards concerne la construction de quatre terrains d’entrainement dont ceux du complexe sportif de Coton Sport, de Poumpouré, de Raeré et du Cenajes ; la réhabilitation de l’hôtel Benoué ; et la construction d’un hôtel 4 étoiles qui comptera à terme, 103 chambres dont 70 chambres single, 17 chambres doubles, 08 chambres pour personnes handicapées et 08 suites. Le second lot quant à lui la réhabilitation du stade Roumde-Adjia (30 000 places), la construction de son stade annexe, ainsi qu’un hôtel quatre étoiles pour un montant de 40 milliards de francs CFA financés par un crédit contracté auprès Banque marocaine du commerce extérieur (Bmce Bank). A Garoua, il était aussi prévu, l’aménagement et la réhabilitation de 19 km de route dans l’optique de garantir une fluidité du trafic sur les axes de desserte des principaux sites. Toutes ces infrastructures doivent (en principe) être livrées le 31 mars prochain, délai de rigueur.

Par ARthur Wandji

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