Cacao : comment le Cameroun peut multiplier ses gains sur le marché africain

Selon le rapport 2019 de la conférence des nations Unies sur le commerce et le Selon le rapport 2019 de la conférence des nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced), le pays doit se saisir des opportunités qu’offre le commerce intra-africain en diversifiant davantage les produits dévirés du cacao.

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Dans son rapport 2019, intitulé « le développement économique en Afrique », la Conférence des Nations sur le Commerce en Afrique (Cnuced) révèle que le Cameroun, à l’instar de la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigéria, font partie des grands pays producteurs de cacao dans le monde. En ceci qu’ils participent pour l’essentiel, « aux premiers stades de la chaîne de valeur et exportent principalement hors du continent ». De manière chiffré, précise le document, ces pays assurent à eux seuls « 70 % de la production mondiale de cacao en fèves ». Seulement, nuance le document de la Cnuced, en ce qui concerne le commerce à l’intérieur du continent, hormis l’Egypte et l’Afrique du Sud, le Cameroun et ces autres pays, « n’ont tiré qu’un parti limité des possibilités qu’offre le commerce intra-africain de servir de tremplin pour se diversifier en participant à des stades d’aval de la chaîne de production et d’exportation ». Selon la Cnuced, le Cameroun et les autres pays peuvent multiplier les gains issus de la transformation du cacao « dans des activités d’aval de la production de chocolat et de confiserie, activités qui apparaissent davantage créatrices d’emplois ». Le pays pourra ainsi, selon la Cnuced, rattraper « une occasion manquée de diversification des exportations, au regard en particulier de la part de l’Afrique dans la production mondiale de cacao ».

Pour ce faire, il faudra œuvrer au renforcement de l’intégration régionale, parce que « le faible degré d’intégration entre les producteurs de matières premières et les centres régionaux de fabrication limite au final les possibilités d’accroître la valeur ajoutée régionale incorporée tant dans les produits exportés vers le reste du monde que dans les produits finis consommés sur le marché africain ». A titre d’illustration, le rapport de la Cnuced indique qu’en 2017, « la part des exportations infrarégionales dans les exportations totales était de 16,6 % en Afrique, contre 68,1 % en Europe, 59,4 % en Asie, 55 % en Amérique et 7% en Océanie ». Aussi ajoute la Cnuced, « bien que l’Afrique compte huit communautés économiques régionales, la part du commerce intra-africain reste faible, à 14,8 % environ en 2017 ». Cette situation, « rend de plus l’Afrique très tributaire des importations de chocolat fini et de confiserie de chocolat en provenance du reste du monde », martèle cette organisation.

Il convient de noter qu’en matière de transformation du cacao, le Premier ministre, Joseph Dion Nguté a inauguré le 26 avril dernier, dans le département du Moungo, région du Littoral, l’usine Neo Industry. Cette nouvelle unité de transformation des fèves du cacao, pour la production du beurre et de la poudre de cacao, est dotée d’une capacité de production annuelle de 32 000 tonnes.

Par Junior Matock

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