Banques, assurances et microfinance: pourquoi l’inclusion financière est restée faible en 2017

Une enquête réalisée en 2017 par « Finscope » sur l’offre et la demande des services financiers au Cameroun, révèle que les taux de bancarisation, de souscription d’assurance et d’utilisation des produits des EMF ne dépassent pas 10 %.

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D’après l’étude de Finscope, sur l’offre et la demande des services financiers au Cameroun, réalisée en 2017, par commande du ministère des Finances, sur une population âgée de 15 ans et plus, 10 % sont bancarisés, 10 % ont souscrit à une assurance et 7 % utilisent les produits des Etablissements de Microfinances (EMF). « L’inclusion financière formelle est faible au Cameroun », conclut cette enquête menée sur un échantillon de 6826 individus, à travers les 10 régions du pays. Et ce d’autant plus que, 48 % de cette tranche de la population utilisent des produits et services formels non bancaires; 36 % utilisent des mécanismes informels et 36 % sont financièrement exclus. « Le crédit formel (3 %) n’est pas couramment utilisé au Cameroun, mais il semble y avoir une préférence pour le crédit informel (11 %). De plus, environ 8 % ont accès au crédit à travers leur famille et leurs amis », rapporte l’étude. S’agissant des EMF, l’enquête révèle que sur les 7 % des utilisateurs des produits des établissements de microfinances, que 58 % sont des hommes et 28 % vivent dans les zones rurales. En ce qui concerne l’assurance, Finscope rapporte que les principaux obstacles à la souscription d’assurance sont liés au manque d’informations (pour les personnes sans assurance). Car 93% n’ont pas entendu parler de l’assurance contre les risques agricoles; 92% ne connaissent pas l’assurance de dommages matériels et 65% ne connaissent pas l’assurance-vie. « L’éducation des consommateurs et l’éducation financière sont de réels enjeux au Cameroun principalement dans le domaine de l’assurance, où la plupart des adultes ne sont pas bien formés », peut-on lire dans le rapport de l’étude.

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