« Est-ce les populations auront droit aux soins gratuits avec la  Couverture Santé Universelle? Comment se fera la mise en ouvre de ce projet ? D’où viendra le financement nécessaire pour l’implémentation de ce projet ? » C’est à autant de questions qu’a dû répondre le ministre de la Santé, André Mama Fouda, pour mieux faire comprendre l’avant projet Couverture Santé Universelle (CSU) au Réseau des parlementaires population et développement de l’Assemblée nationale le 25 mai dernier à Yaoundé. « Nous représentons les populations et le fait d’avoir une couverture universelle pour la santé est très importante pour nous. En ce sens qu’on parle d’équité, de financement, de la qualité des soins et des services », s’en réjouit l’honorable Marie rose Nguini Effa, présidente du réseau Parlementaire Population et Développement.  Selon le Minsanté, laCouverture Santé Universelle  qui vise rendre disponible des soins de santé de qualité à moindre coût, va résoudre le problème de la difficulté d’accès aux soins de santé des populations vulnérables et pauvres notamment dans la prise en charge de la mère et de l’enfant. « Le Cameroun est assez avancé. Comparé au beaucoup  d’autres pays, le pays a pris le temps d’étudier chaque thématique de la couverture santé universelle », rassure Olivia Ngou, représentante de Malaria no More au Cameroun.

En effet, indique André Mama Fouda, après étude, la CSU vise tout d’abord les enfants de moins de 15 ans et les femmes enceintes. « C’est la population  la plus vulnérable et la plus exposé à la mortalité et la morbidité infantiles et maternelles », explique Olivia Ngou. Néanmoins, les autres couches de la population seront insérées progressivement dans le projet. Les études ont également permis d’évaluer le coût des services de santé d’autant plus que tous les services de santé qui vont pris en compte. D’après une source proche du dossier, c’est près de 180 services de santé qui vont être pris en compte par la CSU Notamment PAR la prise en charge des maladies prioritaires des enfants de moins de 15 ans et des femmes enceintes. Cependant, ces services de santé choisis seront payés à l’aune de leur performance étant donné que le système de ce projet est axé sur le système PBF « les centres de santé ou les hôpitaux seront payés  en fonction des résultats. Cela voudrait dire qu’un hôpital ou un centre de santé qui n’offre pas de service à des patients ne sera pas payé. Ce qui va forcément engendré la culture du résultat et nous pensons que cela peut renforcer le système de santé », fait savoir Olivia Ngou.

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