Le doyen d'âge en soutien à Paul Biya

Il fallait s’attendre à ce que les députés évoquent l’ingérence de certaines chancelleries dans les problèmes internes du Cameroun, mais pas avec autant de véhémence. Le 12 mars dernier, la sortie du doyen d’âge de l’Assemblée nationale, au cours de l’allocution d’ouverture de la plénière, a fait mouche. Outrepassant les usages diplomatique, Enow Tanjong a déclaré d’entrée de jeu : « C’est le lieu pour moi de….m’insurger contre le comportement de certaines puissances étrangères. Beaucoup d’entre elles comprennent bien les tenants et les aboutissants de la crise sus évoquée. Mais, mues par leur seul égoïsme, elles se complaisent dans une hypocrisie de mauvais aloi, versant des larmes de crocodile » avant d’enfoncer ce coup de canif « Il n’est de secret pour personne que les bandes armées commettent au Cameroun des crimes de guerre d’une ampleur rarement égalée : assassinats, incendies, enrôlement de force des enfants, viol des jeunes filles, enlèvements des élèves ainsi que des enseignants….Malheureusement, ces exactions sont passées sous silence , voilées par les Ong et les médias occidentaux. »

Le doyen d’âge s’élève contre les chancelleries des grandes puissances, qui selon lui s’abstiennent de condamner les atrocités des insurgés et au contraire garantissent une protection à certains « leaders terroristes » basés dans leur pays. Le député Rdpc du Nord-Ouest, ne comprends pas en revanche comment « la moindre réaction des forces de défense et de sécurité dans le cadre de leurs missions régaliennes de sécurisation du territoire, des personnes et des biens est considérée et amplifiés par les mêmes Ong, médias et chancelleries comme étant une violation des droits de l’Homme. » Il s’agit, décrie-t-il « d’une ingérence dans le fonctionnement d’un Etat souverain, doté d’institutions démocratiques et stables ». Selon lui, « le Cameroun n’est ni un certain pays du Moyen-Orient, ni un certains pays d’Afrique du Nord, encore moins un certains pays d’Amérique latine. Le Cameroun c’est le Cameroun » a-t-il tenu de mettre en garde ceux qui veulent fragiliser le Cameroun.

Le respect des droits de l’homme

Le Cameroun est respectueux des droits de l’homme a affirmé le doyen d’âge de l’assemblée. Toutes les dénonciations formulées contre ce pays au sujet des violations des droits de l’homme sont sans fondement selon lui. Enow Tanjong a rappelé qu’au cours des dernières années, les autorités camerounaises « ont bâti avec méthode et conviction, un Cameroun dont une des options majeures est le respect et la promotion des droits humains ». Poursuivant son propos, il a salué les forces de l’ordre camerounaise, moulé selon lui, dans l’esprit du respect des droits de l’homme et qui soutient-il, agissent « avec professionnalisme ».

Accompagner le Cameroun dans la résolution de la crise

Au cours du discours qu’il a tenu devant les membres du gouvernement et les représentants des chancelleries étrangères, le député du Nord-Ouest, doyen d’âge de l’Assemblée nationale a appelé les partenaires bilatéraux et multilatéraux du Cameroun à l’accompagner dans sa démarche d’extinction de la crise anglophone. Enow Tanjong estime que Paul Biya qui est « un mendiant de la paix » a mis sur pied, des mesures et initiatives dans le but de mettre fin à cette guerre interne qui secoue le Cameroun depuis 2016. Pour ce, les partenaires du Cameroun devraient dénoncer, mais surtout soutenir et encourager les efforts du gouvernement qui dit-il, œuvre pour la construction nationale. Il a profité de l’occasion pour saluer la maturité du peuple camerounais pour la réélection de Paul Biya à la magistrature suprême et l’a appelé à rester soudé, uni et vigilant.

Opération Epervier

Pour clore son propos, le doyen d’âge de l’Assemblée a exprimé sa satisfaction vis-à-vis de l’opération épervier qui vient de reprendre. Il a ensuite affirmé le soutient de la représentation nationale à cette opération « de salubrité morale et publique » et demandé à ses pairs d’accompagner “cette action salutaire, qui est un engagement du Chef de l’Etat ».

Par Joseph Essama

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