Manipulations : Atanga Nji nomme des leaders dans des partis d’opposition

Le ministre de l’Administration territoire a pris position dans trois partis en crise.

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Alors que l’on s’achemine vers la clôture des dépôts de candidatures pour l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, le ministre de l’Administration territoriale a cru devoir imposer la paix dans trois partis d’opposition qui vivent des crises de leadership. Il s’agit du Cameroon people’s party (Cpp), du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance (Manidem) et de l’Union des populations du Cameroun (Upc). Dans un courrier adressé aux gouverneurs de régions ce 18 juillet 2018, Paul Atanga Nji indique que Robert Bapooh Lipot est le secrétaire général légal de l’Upc, Anicet Ekane président du Comité de direction du Manidem et Tita Samuel Fon président du Cameroon people’s party (Cpp). Le patron de l’administration territoriale tranche ainsi dans les crises internes à ces rois partis à tendance radicale envers le régime de Yaoundé. Prenant faits et causes pour des tendances qui se sont rapprochées du gouvernement ces derniers mois.

Et les réactions ne se sont pas fait attendre. « C’est un non-événement, une démarche maladroite et grossière », balaie d’un revers de la main, Franck Essi, le secrétaire général du Cpp. Pour le patron de l’administration du parti de Kah Wallah, « ce n’est pas une note interne à une administration qui vient changer les organes dirigeants d’une association ». D’ailleurs « il a désigné quelqu’un qui n’est même plus dans l’exécutif ». Tita Fon, le président fondateur du Cpp, devenu président d’honneur, avant d’être suspendu en mars dernier après que l’homme ait engagé le ralliement de son parti au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir. Autant à l’Upc : « C’est un acte antirépublicain ! », dénonce Pierre Baleguel Nkot, le secrétaire général de l’Upc légalisée il y a un an par René Emmanuel Sadi, le prédécesseur d’Atanga Nji. Pour le patron du parti d’Habiba Issa, « Bapooh n’a jamais eu un papier qui atteste qu’il est le secrétaire général de l’Upc ; puisque c’est le ministre Sadi lui-même qui a signé mon acte, et aux défilés, et d’autres événements, c’est moi qui suit invité et interlocuteur pour l’Upc ».
Des réunions de crise se sont multipliées en 24h au sein des différentes formations politiques, notamment au sein des factions ignorées par Atanga Nji. Avec la promesse de réagir à cet « acte antirépublicain ».

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