Alternance : Penda Ekoka a déjà tourné la page Biya…

L’ex conseiller du chef de l’Etat a donné une conférence de presse à Yaoundé ce jour.

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« Agir soutien MK2018 ». Le message floqué sur les T-shirt arborés par les membres du Comité d’organisation de la conférence de presse de Christian Penda Ekoka a vite tranché sur la rumeur annonçant la rupture entre Penda Ekoka et Maurice Kamto. D’ailleurs, l’échange avec la presse a vu la participation de plusieurs cadres du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc). « Agir est en partenariat avec un mouvement politique. Et nous allons faire des partenariats avec le Mrc dans la perspective des élections à venir», a rassuré l’orateur. La prison n’a donc pas effrité le lien entre l’ex conseiller spécial de Paul Biya et le président du Mrc. Au contraire. « Étant en prison, on comprend mieux la situation : le régime a tout fait pour cacher son visage hideux », a confié Penda Ekoka. Et l’économiste croit que, « on ne peut changer ce régime que par une lutte politique». Du coup, la voie institutionnelle n’est pas la principale voie à emprunter car« la justice est aux ordres». Penda Ekoka rappelle que « même l’apartheid était régi par une loi ; Mandela et les autres l’ont compris ». Alors, « nous devons d’abord conscientiser l’opinion ». A celle-ci de faire le reste.

Penda Ekoka n’a pas lâché KAmto

Christian Penda Ekoka s’est livré à un exercice d’évaluation du bilan du Renouveau en 37 ans. Un échec selon l’homme. Arguments à l’appui : « en 40 ans, le réseau ferroviaire s’est rétréci au lieu de s’étendre. A Mentchum, on n’a que les chutes, alors que le projet de barrage existe depuis des décennies. La route Bafoussam-Bamenda qui relie deux villes populaires, devrait déjà être une autoroute pour faciliter les échanges, mais la route existante s’est dégragée et n’existe même plus du tout. Le barrage de Lagdo a quatre turbines, mais à ce jour une seule fonctionne,… », passe-t-il en revue quelques domaines. « On fait la politique pour qu’il y ait développement politique, économique et social, mais sous le Renouveau, ce n’est pas ça», regrette-t-il. Accusant en partie les institutions financières internationales et les partenaires au développement. «Si vous êtes au chevet d’un malade pendant vingt à 25 ans et que le malade ne guérit pas, et que vous ne vous inquiétez pas, ça veut dire que vous-mêmes ne cherchent pas à savoir si le malade avance vers la guérison », pense-t-il.

Cette conférence de presse s’est déroulée au domicile de Christian Penda Ekoka. Faute d’avoir pu accéder à la Fondation Muna qui avait été retenue pour cet exercice. Le sous-préfet de Yaoundé 1er ayant opposé une fin de non recevoir à la déclaration de manifestation déposée par le mouvement Agir. Au motif qu’elle n’a pas précisé « l’objet » de la conférence de presse.

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