Agroindustrie: L’Apme promeut le made in Cameroon

L’agence a à cet effet formé les entrepreneurs aux techniques marketing, au packaging et au design jeudi dernier à Douala pour une meilleure compétitivité des produits locaux.

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Le constat est clair. 80 % des Petites et Moyennes Entreprises et Très Petites Entreprises (TPE) ont du mal à fidéliser leurs clients ou en à recruter de nouveaux. De même que 50 % de promoteurs de ces entreprises gèrent eux-mêmes l’aspect commercial, la production, l’administration et les finances de leur structure. Et, plus de 75 % des échecs commerciaux n’ont aucun rapport avec la qualité des produits de l’entreprise mais des problèmes de visibilité que connaissent ces structures. Ces chiffres révélés jeudi dernier à Douala lors du lancement du programme Compack-Q par l’Agence des Petites et Moyennes Entreprises (Apme) présentent la situation inquiétante dans laquelle se trouve les Très Petites et Petites Entreprises Camerounaises.

C’est donc améliorer la visibilité commerciale et marketing du made in Cameroon pour une meilleure compétitivité et pour juguler ces maux que l’Apme a entrepris de former les promoteurs de PME et TPE aux bonnes stratégies de marketing afin d’être plus offensifs sur le marché local et international. Ceci à travers le programme Compack-Q qui vise à soutenir la visibilité marketing et commerciale des produits locaux sur le marché. Il a également pour but d’accompagner les PME du secteur agroindustriel à fort potentiel de croissance et de création d’emplois en vue d’améliorer la qualité des produits, l’identité visuelle des produits grâce aux opérations de packaging/design, l’émergence et le développement d’une industrie locale d’emballages structurée et compétitive.

Ainsi, la centaine d’entrepreneurs ayant pris part à cette session de renforcement des capacités ont pu être outillé sur l’adoption du marketing viral (exploitation des réseaux sociaux pour donner de la visibilité aux produits) ; l’influence du rythme de la consommation par le conditionnement ; l’élaboration et la diffusion des supports de la présentation de la structure ou de sa production ; l’analyse des retours de marché et la veille concurrentielle. « Le produit doit se retrouver dans un environnement entrepreneurial qui est lisible c’est-à-dire structuré et organisé. Il faut mettre en pratique certaines règles simples en fonction de la structure du marketing qui se base essentiellement sur des piliers que sont le produit, le prix, la distribution, la promotion et la communication », Emmanuel Mbeleck, expert marketing et consultant à l’Apme.

L’Apme envisage également de connecter dans les prochains jours, les entrepreneurs au numérique dans le but de leur rapprocher de leur client. Ceci en les outillant aux Nouvelles Technologies et de l’Information et de la Communication. « Lorsque vous entrer dans les supermarchés, nos produits n’ont pas encore la place qu’ils devraient avoir. Nous allons avoir des accompagnements en entreprise sur la qualité, le marketing et l’emballage. Nous allons aider nos PME a avoir des produits normalisés, à pouvoir faire des analyses de qualité et améliorer leurs parts sur le marché local », a fait savoir Josué Bikon, chef de division et du développement de la restructuration des PME.

Par Ghislaine Ngancha

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